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PRÉVENTION AU TRAVAIL
Remplacer ce qui est dangereux : le 6e principe de prévention
Publié le 6 novembre 2024 · 4 min de lecture
Remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins : c’est le 6e des 9 principes généraux de prévention. Il s’agit d’éviter les procédés ou produits dangereux lorsqu’une méthode moins risquée permet d’obtenir le même résultat.

À RETENIR
- Le 6e principe consiste à remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins.
- On évite un produit ou un procédé dangereux si une méthode moins risquée donne le même résultat.
- La substitution réduit les accidents, les maladies professionnelles et les coûts associés.
- Exemples : chevillage au lieu de colle PU, cutter à pression, alternative à un produit CMR.
Que signifie remplacer ce qui est dangereux ?
Ce principe de prévention nous invite à privilégier les méthodes les moins dangereuses pour atteindre un objectif donné.
En d’autres termes, il s’agit de substituer aux procédés ou produits dangereux des alternatives plus sûres. Le résultat attendu reste le même, mais l’exposition au danger diminue.
Pourquoi ce principe est-il essentiel ?
- La réduction des risques : en éliminant ou en réduisant les dangers à la source, on diminue fortement les accidents du travail, les maladies professionnelles et les incidents.
- De meilleures conditions de travail : un environnement plus sûr améliore le bien-être des salariés et leur motivation.
- L’optimisation des coûts : prévenir les accidents réduit les coûts liés aux arrêts de travail, aux indemnisations et aux réparations.
- La protection de l’environnement : les méthodes moins dangereuses ont souvent un impact environnemental moindre.
Ce 6e principe est donc un levier puissant pour améliorer la sécurité au travail. Il trouve naturellement sa place dans l’évaluation des risques et le Document Unique. En l’intégrant à votre démarche globale, vous contribuez ainsi à un environnement de travail plus sain et plus performant.
Le 6e des 9 principes généraux de prévention
Les 9 principes généraux de prévention sont issus de la directive européenne de 1989. Celle-ci a ensuite été transposée en droit français, dans le Code du travail. Ainsi, ces principes figurent aujourd’hui à l’article L4121-2 du Code du travail :
- 1° Éviter les risques ;
- 2° Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
- 3° Combattre les risques à la source ;
- 4° Adapter le travail à l’homme […] ;
- 5° Tenir compte de l’état d’évolution de la technique ;
- 6° Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne l’est pas ou l’est moins ;
- 7° Planifier la prévention […] ;
- 8° Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;
- 9° Donner les instructions appropriées aux travailleurs.
Par ailleurs, la fiche de l’INRS consacrée aux principes généraux de prévention présente chacun de ces principes avec des exemples d’application.
Remplacer ce qui est dangereux : trois exemples concrets
Le sixième principe consiste à éviter les procédés ou produits dangereux lorsqu’une méthode moins dangereuse donne le même résultat. Voici trois situations rencontrées par nos experts.
Menuiserie : le chevillage à la place de la colle PU
Situations dangereuses : utilisation de colle PU en menuiserie.
Risques : réactions allergiques, asthme, eczéma, irritations cutanées…
Application : le chevillage s’impose comme une alternative intéressante pour un environnement plus sain et moins d’accidents. Plus sûr et tout aussi performant, il offre une fixation solide et durable des éléments.
Retour d’expérience de l’experte C
Ouverture des cartons : le cutter à pression
Situation dangereuse : usage d’un cutter classique pour ouvrir les cartons.
Risque : blessure, coupure…
Application : le cutter à pression est bien plus qu’un simple outil de coupe. Grâce à sa rétraction automatique, il limite fortement les accidents liés aux lames exposées. De plus, la lame étant protégée, sa durée de vie est souvent prolongée.
Retour d’expérience de l’expert B
Laboratoire : substituer un produit CMR
Situations dangereuses : manipulation d’un produit CMR.
Risque : risque chimique, reprotoxique…
Application : dans un laboratoire d’analyse, le produit CMR faisait partie du procédé accrédité. Sa substitution est passée par un changement de méthode, elle aussi accréditée. Remplacer ce produit par une alternative non reprotoxique a ainsi permis de protéger la santé des collaboratrices.
Retour d’expérience de l’expert A
Substituer pour mieux protéger
En définitive, chaque substitution réussie réduit le danger sans sacrifier le résultat. Vous souhaitez identifier les produits ou procédés à remplacer dans votre structure ? Contactez nos experts en prévention.
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